Matter of Arrabally and Yerrabelly : voyager avec advance parole n’était pas un « départ », une règle renversée en 2026Matter of Arrabally and Yerrabelly, 25 I&N Dec. 771 (BIA 2012)
La décision en bref
| Élément | Détail |
|---|---|
| Intitulé | Matter of Arrabally and Yerrabelly |
| Organisme | Commission d’appel en matière d’immigration (Board of Immigration Appeals, BIA), rattachée au bureau exécutif de révision en matière d’immigration (Executive Office for Immigration Review, EOIR) du département de la Justice des États-Unis |
| Référence | 25 I&N Dec. 771 (BIA 2012); Interim Decision #3748 |
| Date de la décision | Rendue le 17 avril 2012; modifiée le 16 août 2012 (ajout de la note 6) |
| Vote | Formation de trois membres, 2 contre 1. Le membre Wendtland a rédigé l’opinion majoritaire, à laquelle s’est joint le membre Greer; le membre Pauley était dissident |
| Dispositions en cause | INA 212(a)(9)(B)(i)(II) (8 U.S.C. 1182(a)(9)(B)(i)(II), interdiction de 10 ans en cas de départ après un an ou plus de séjour illégal); INA 212(d)(5)(A) (mise en liberté conditionnelle, parole); INA 245(i) |
| Sujet | Voyage avec advance parole et interdictions liées au séjour illégal; sorties du pays des demandeurs d’ajustement de statut |
| Statut actuel | Renversée (en date d’octobre 2026). Le 13 août 2026, la BIA a expressément renversé cette décision dans Matter of Delcarmen-Lara, 29 I&N Dec. 830 (BIA 2026), la nouvelle règle s’appliquant pour l’avenir |
| Texte de la décision | Recueil des précédents de l’EOIR, Vol. 25 (PDF); décision de renversement : Matter of Delcarmen-Lara (PDF) |
Contexte : les interdictions liées au séjour illégal et la notion de « départ »
L’INA 212(a)(9)(B)(i) prévoit deux interdictions de retour liées au séjour illégal : la personne qui a séjourné illégalement aux États-Unis plus de 180 jours mais moins d’un an, puis quitte volontairement le pays, est interdite de territoire pendant 3 ans; la personne qui part (ou est renvoyée) après un an ou plus de séjour illégal est interdite de territoire pendant 10 ans. Les deux interdictions sont déclenchées par un « départ » (departure), mais la loi ne définit pas ce terme.
Le problème se posait pour les demandeurs d’ajustement de statut. Selon les règlements fédéraux, quitter les États-Unis pendant le traitement d’une I-485 sans avoir obtenu au préalable un advance parole entraîne généralement l’abandon de la demande. De nombreux demandeurs sollicitent donc un advance parole (au moyen du formulaire I-131). Mais si le demandeur avait auparavant accumulé plus d’un an de séjour illégal aux États-Unis (par exemple une personne restée au-delà de la durée de son visa qui demande ensuite l’ajustement de statut au titre du 245(i) ou à titre de proche immédiat d’un citoyen américain), une sortie avec advance parole déclenchait-elle l’interdiction de 10 ans, rendant la personne interdite de territoire et incapable d’obtenir la carte verte à son retour? Avant Arrabally, les notes de service internes des autorités d’immigration penchaient pour l’affirmative, et les documents d’advance parole comportaient un avertissement en ce sens.
Les faits
Les époux Arrabally sont citoyens de l’Inde. Le mari est entré en décembre 1999 et l’épouse en octobre 2000 avec un statut de non-immigrant; tous deux sont restés aux États-Unis après l’expiration de leur visa et y ont séjourné sans statut pendant des années (le mari, plus de 5 ans). En mai 2004, une demande d’immigration professionnelle déposée en faveur du mari a été approuvée et, en juin 2004, le couple a demandé l’ajustement de statut au titre de l’INA 245(i), puis a attendu, la date de priorité n’étant pas encore atteinte. Pour retourner en Inde prendre soin de parents âgés sans abandonner leurs demandes d’ajustement de statut, ils ont obtenu un advance parole et ont quitté le pays à plusieurs reprises entre 2004 et 2006, revenant chaque fois sous le régime de la mise en liberté conditionnelle.
En 2007, l’USCIS a refusé leurs demandes d’ajustement de statut au motif que leurs départs avaient déclenché l’interdiction de 10 ans. Le département de la Sécurité intérieure a ensuite délivré des avis de comparution et, en 2009, le juge de l’immigration a conclu que les deux époux étaient interdits de territoire en vertu du 212(a)(9)(B)(i)(II) et inadmissibles à l’ajustement au titre du 245(i), et a ordonné leur renvoi. Ils ont interjeté appel devant la BIA.
Questions en litige
- Lorsqu’un demandeur d’ajustement de statut ayant accumulé plus d’un an de séjour illégal quitte temporairement le pays avec un advance parole et revient sous le régime de la mise en liberté conditionnelle, s’agit-il d’un « départ » au sens du 212(a)(9)(B)(i)(II) qui déclenche l’interdiction de 10 ans?
La décision de la BIA (2012)
La majorité a jugé que non. Selon le principe dégagé par la décision, l’étranger qui quitte temporairement les États-Unis avec un advance parole n’effectue pas de ce fait un « départ » au sens du 212(a)(9)(B)(i)(II). Les principaux motifs étaient les suivants :
- Bien que le mot « départ » ait un sens littéral très large, il doit être interprété à la lumière du contexte et de l’objet de la loi. L’objet de l’interdiction est de faire savoir aux personnes en séjour illégal que quitter les États-Unis a des conséquences.
- L’advance parole diffère fondamentalement des autres départs : il s’agit d’un avantage discrétionnaire approuvé à l’avance par le gouvernement, fondé sur un retour légal, et le demandeur le sollicite précisément pour préserver sa demande d’ajustement de statut.
- Traiter une telle sortie comme un départ déclenchant l’interdiction de 10 ans ne servirait aucun des objectifs de la loi et transformerait au contraire un avantage de nature humanitaire en obstacle à l’obtention d’une mesure de redressement.
- La position antérieure du département de la Sécurité intérieure, qui assimilait la sortie avec advance parole à un départ, ne figurait que dans des notes de service internes, et non dans des règlements; la BIA a estimé qu’elle ne la liait pas.
La BIA a toutefois circonscrit étroitement sa conclusion : le demandeur n’est pas interdit de territoire en vertu du 212(a)(9)(B)(i)(II) du seul fait d’une sortie avec advance parole; la décision ne touche pas les autres motifs d’interdiction de territoire et n’empêche pas de considérer une telle sortie comme un départ à d’autres égards. En l’espèce, les époux demeuraient renvoyables faute de documents d’immigrant valides lors de leur entrée, et l’affaire a été renvoyée au juge de l’immigration pour un nouvel examen de leurs demandes d’ajustement de statut.
Opinion dissidente : le membre Pauley estimait qu’il fallait donner au mot « départ » son sens ordinaire et respecter l’interprétation de longue date du département de la Sécurité intérieure; le Congrès aurait pu prévoir une exception pour les sorties avec advance parole, mais ne l’a pas fait.
L’application de 2012 à 2026
- Pendant plus d’une décennie, Arrabally a été largement invoquée et interprétée de façon extensive : non seulement pour les demandeurs d’I-485, mais aussi pour d’autres groupes, comme les bénéficiaires du DACA voyageant avec un advance parole; l’USCIS a également appliqué le même raisonnement à l’interdiction de 3 ans.
- La Cour d’appel fédérale du onzième circuit a appliqué l’interprétation du mot « départ » retenue dans Arrabally dans Ortiz-Bouchet v. U.S. Attorney General, 714 F.3d 1353 (11th Cir. 2013).
- Arrabally a aussi ouvert une voie concrète à certaines personnes entrées sans inspection : après une sortie avec advance parole et un retour sous le régime de la mise en liberté conditionnelle, elles pouvaient satisfaire l’exigence de l’INA 245(a) d’avoir été « inspected and admitted or paroled » (inspectées et admises ou mises en liberté conditionnelle) sans que ce voyage déclenche l’interdiction.
2026 : Matter of Delcarmen-Lara renverse Arrabally
La décision
Le 13 août 2026, une formation de trois membres de la BIA (la juge d’appel en chef adjointe Gorman, rédactrice, avec les juges d’appel de l’immigration Montante et Gallow) a rendu Matter of Delcarmen-Lara, 29 I&N Dec. 830 (BIA 2026). Le principe dégagé par la décision se lit ainsi :
“A departure from the United States pursuant to a grant of advance parole is a "departure" within the meaning of section 212(a)(9)(B)(i)(II) of the Immigration and Nationality Act, 8 U.S.C. § 1182(a)(9)(B)(i)(II). Matter of Arrabally and Yerrabelly, 25 I&N Dec. 771 (BIA 2012), overruled.”
(En français : « Une sortie des États-Unis en vertu d’un advance parole accordé constitue un “départ” au sens de l’article 212(a)(9)(B)(i)(II) de l’Immigration and Nationality Act, 8 U.S.C. § 1182(a)(9)(B)(i)(II). Matter of Arrabally and Yerrabelly, 25 I&N Dec. 771 (BIA 2012), est renversée. »)
Les principaux motifs de la BIA sont les suivants : la loi ne définit pas le mot « départ », qui doit donc recevoir son sens ordinaire (quitter le pays), et le texte ne prévoit aucune exception pour l’advance parole; le Congrès a expressément traité de l’advance parole et des brèves sorties du pays dans d’autres dispositions de l’INA, mais ne l’a pas fait au 212(a)(9)(B); enfin, le Congrès a expressément prévu des exemptions pour certains groupes (comme les demandeurs au titre de la NACARA et de la HRIFA), mais pas pour les personnes voyageant avec un advance parole.
Application pour l’avenir
- Appliquant les cinq facteurs de Matter of Cordero-Garcia, 27 I&N Dec. 652 (BIA 2019) pour déterminer l’effet rétroactif, la BIA a conclu que le renversement d’un précédent établi de longue date ne doit s’appliquer que pour l’avenir (« we will apply this new holding prospectively » — nous appliquerons cette nouvelle règle pour l’avenir). Les praticiens comprennent généralement que les voyages avec advance parole effectués avant le 13 août 2026 ne devraient pas déclencher les interdictions en raison de la nouvelle règle.
- La décision ne précise pas en détail les limites exactes de cette « application pour l’avenir » (par exemple le cas d’une personne partie avant le 13 août et revenue après); ces questions pourraient devoir être clarifiées par des directives ultérieures ou par les tribunaux.
- L’intimée dans cette affaire est une citoyenne du Salvador qui avait fait l’objet d’une mesure de renvoi prononcée par un juge de l’immigration en 2006 (confirmée par la BIA en 2008), avait ensuite brièvement quitté le pays avec un advance parole, était revenue aux États-Unis sous le régime de la mise en liberté conditionnelle le 1er janvier 2024, et avait présenté en 2025 une nouvelle requête en réouverture de sa procédure de renvoi. La BIA a rejeté la requête comme tardive et excédant le nombre de requêtes permis; la nouvelle règle ne s’appliquant que pour l’avenir, la BIA n’a pas décidé si ce voyage constituait un départ.
- La décision précise expressément qu’elle ne traite pas des cas, mentionnés dans Arrabally, de départs causés par un accident, une tromperie, des menaces ou la force.
Les suites données par l’USCIS
Selon des informations publiées notamment par l’Immigrant Legal Resource Center (ILRC), l’USCIS a ensuite ajouté un avis dans la section de son site consacrée à l’ajustement de statut, indiquant que, depuis le 13 août 2026, une sortie du pays après l’obtention d’un document d’advance parole constitue un « départ » au sens de l’INA 212(a)(9)(B)(i). Delcarmen-Lara ne traite que de la disposition sur l’interdiction de 10 ans, mais l’énoncé de l’USCIS vise le 212(a)(9)(B)(i) dans son ensemble, ce qui signifie que l’interdiction de 3 ans peut aussi être déclenchée. Au moment de la vérification de cette page, nous n’avons pas pu confirmer si le manuel de politiques de l’USCIS (Policy Manual) a été modifié en conséquence. Vérifiez les publications en vigueur de l’USCIS.
Ce que cela signifie pour les demandeurs
Les personnes les plus touchées
- Les personnes qui ont accumulé plus de 180 jours de séjour illégal après l’âge de 18 ans, par exemple celles qui, restées au-delà de la durée de leur visa, demandent l’ajustement de statut à titre de conjoint, de parent ou d’enfant mineur d’un citoyen américain, celles qui présentent une demande au titre du 245(i) et les bénéficiaires du DACA. Une sortie avec advance parole peut désormais déclencher l’interdiction de 3 ans (plus de 180 jours mais moins d’un an de séjour illégal) ou de 10 ans (un an ou plus).
- En général, la période de traitement de l’I-485 est une période de séjour autorisé pendant laquelle le séjour illégal ne s’accumule pas; le problème tient au séjour illégal accumulé avant le dépôt de l’I-485.
- Pour les personnes qui n’ont jamais été en séjour illégal (par exemple celles qui ont toujours maintenu un statut légal, comme H-1B ou F-1, avant de déposer leur I-485), cette question ne se pose généralement pas, mais il convient tout de même de vérifier l’historique de statut avant de voyager.
Les situations qu’Arrabally n’a jamais protégées (même avant son renversement)
- Arrabally ne traitait que du 212(a)(9)(B)(i)(II) et précisait expressément ne pas toucher les autres motifs d’interdiction de territoire.
- Le 212(a)(9)(C) (entrée ou tentative d’entrée sans autorisation après plus d’un an de séjour illégal cumulé ou après un renvoi antérieur) est une interdiction distincte, dont les conditions et les exceptions diffèrent, et Arrabally n’a jamais pu être invoquée à son égard; les personnes qui ont déjà été renvoyées, qui font l’objet d’une mesure de renvoi ou qui sont entrées illégalement à plusieurs reprises doivent faire évaluer cette question séparément avant de voyager (voir le formulaire I-212).
- L’advance parole n’a jamais garanti l’entrée; le service des douanes et de la protection des frontières (U.S. Customs and Border Protection, CBP) peut toujours décider, au point d’entrée, de vous accorder ou non la mise en liberté conditionnelle.
Titulaires du TPS
- Depuis 2022, les titulaires du TPS voyagent avec une autorisation de voyage propre au TPS, distincte de l’advance parole (voir Sanchez v. Mayorkas commenté). Delcarmen-Lara ne traite pas directement de l’autorisation de voyage TPS, mais les praticiens craignent largement que son raisonnement y soit étendu. En date d’octobre 2026, il n’existe aucune réponse officielle claire.
Conseils pratiques : que faire maintenant
- Si vous détenez un advance parole et prévoyez un voyage, faites d’abord une pause : avant de partir, faites calculer par un avocat le séjour illégal que vous avez accumulé après l’âge de 18 ans et vérifier si une exception prévue au 212(a)(9)(B)(iii) ou (iv) s’applique (par exemple, les périodes passées avant l’âge de 18 ans ne comptent pas comme séjour illégal). Vous pouvez commencer par une vérification préliminaire avec Puis-je voyager pendant le traitement de ma demande? Vérification avant le départ.
- Si vous avez voyagé et êtes revenu avant le 13 août 2026 : conservez votre document d’advance parole, vos relevés d’entrée et de sortie et vos preuves d’itinéraire. Ces voyages devraient en général être traités selon l’ancienne règle, mais vous pourriez devoir les expliquer lors de l’entrevue d’ajustement de statut.
- Si vous devez absolument voyager, évaluez d’abord les dispenses : le 212(a)(9)(B)(v) permet au conjoint, au fils ou à la fille d’un citoyen américain ou d’un titulaire de la carte verte de demander une dispense en démontrant que le conjoint ou le parent citoyen américain ou titulaire de la carte verte subirait un « préjudice extrême » (extreme hardship) (aux États-Unis, au moyen du formulaire I-601). Les personnes sans proche admissible n’ont généralement pas accès à cette dispense.
- Si vous passez par le consulat : les proches immédiats qui doivent retourner dans leur pays pour l’entrevue consulaire et qui ont une période de séjour illégal peuvent envisager de demander la dispense provisoire I-601A avant de partir.
- Si vous avez déjà déclenché une interdiction et êtes revenu aux États-Unis sous le régime de la mise en liberté conditionnelle : dans Matter of Duarte-Gonzalez, 28 I&N Dec. 688 (BIA 2023), la BIA a jugé que la période d’interdiction de 3 ans / 10 ans peut s’écouler pendant que la personne se trouve aux États-Unis. Son application à votre situation doit être évaluée au cas par cas.
- Suivre l’évolution : Delcarmen-Lara pourrait être contestée devant les tribunaux fédéraux; le onzième circuit (Floride, Géorgie, Alabama) dispose du précédent Ortiz-Bouchet, et bien que la BIA ait indiqué dans une note que ce précédent ne l’empêche pas de réinterpréter le mot « départ », la possibilité de l’invoquer encore dans ce circuit reste débattue. En date d’octobre 2026, suivez les plus récents développements de la BIA, de l’USCIS et des tribunaux.
Questions fréquentes
Mon I-485 est en traitement et j’ai obtenu un advance parole. Puis-je encore voyager à l’étranger en toute sécurité?
Il n’y a pas de réponse unique. Si vous n’avez jamais accumulé plus de 180 jours de séjour illégal aux États-Unis, une sortie ne met généralement pas en jeu cette interdiction, mais d’autres risques doivent tout de même être pris en compte. Si vous êtes déjà resté au-delà de la durée autorisée ou sans statut pendant plus de 180 jours, une sortie avec advance parole après le 13 août 2026 peut déclencher l’interdiction de 3 ans ou de 10 ans et vous empêcher d’obtenir l’ajustement de statut. Faites évaluer votre situation par un avocat avant de partir.
J’ai voyagé avec un advance parole avant août 2026. Suis-je touché?
La BIA a décidé que la nouvelle règle s’applique pour l’avenir, ce que les praticiens comprennent généralement comme signifiant que les voyages effectués avant le 13 août 2026 ne devraient pas déclencher les interdictions de ce fait. Conservez tous vos documents de voyage et vos relevés d’entrée et de sortie. Si vous êtes parti avant le 13 août et revenu après, la limite n’est pas claire et doit être évaluée au cas par cas.
Les bénéficiaires du DACA peuvent-ils encore voyager avec un advance parole?
Ils peuvent en faire la demande, mais le risque a changé. De nombreux bénéficiaires du DACA ont accumulé une période de séjour illégal après l’âge de 18 ans et avant d’obtenir le DACA; une sortie avec advance parole peut désormais déclencher les interdictions. Calculez votre période de séjour illégal avant de voyager.
Cette décision touche-t-elle les personnes qui sortent et reviennent avec un visa H-1B?
Cette décision vise les sorties avec advance parole. Selon les règlements, les demandeurs d’I-485 qui maintiennent un statut H-1B ou L-1 valide et voyagent avec un visa valide n’abandonnent pas leur I-485 du fait de leur sortie. La question du séjour illégal dépend de l’existence éventuelle d’interruptions de statut dans le passé; vérifiez votre historique de statut complet avant de voyager.
Y a-t-il une solution si j’ai déclenché l’interdiction de 10 ans?
Peut-être. Le conjoint, le fils ou la fille d’un citoyen américain ou d’un titulaire de la carte verte qui peut démontrer que le conjoint ou le parent citoyen américain ou titulaire de la carte verte subirait un préjudice extrême peut demander une dispense au titre du 212(a)(9)(B)(v); en outre, selon un précédent de la BIA, la période d’interdiction peut s’écouler aux États-Unis. La faisabilité dépend de vos liens familiaux, de votre situation aux États-Unis et des autres motifs d’interdiction de territoire.
Texte de la décision et sources
- EOIR : Matter of Arrabally and Yerrabelly, 25 I&N Dec. 771 (BIA 2012) (PDF)
- EOIR : Matter of Delcarmen-Lara, 29 I&N Dec. 830 (BIA 2026) (PDF)
- EOIR : recueil des décisions de principe de la BIA et du procureur général
- Code des États-Unis, 8 U.S.C. 1182 (INA 212(a)(9)(B), (a)(9)(C))
- Manuel de politiques de l’USCIS, volume 7, partie B (ajustement de statut au titre du 245(a))
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Vous détenez un advance parole et prévoyez un voyage, ou vous êtes déjà resté aux États-Unis au-delà de la durée autorisée et craignez qu’une sortie déclenche une interdiction? Depuis août 2026, les risques de ce type de voyage ont changé. Prenez rendez-vous avec l’avocat : nous calculerons d’abord votre période de séjour illégal et examinerons vos relevés d’entrée et de sortie, puis nous vous expliquerons les risques du voyage et les solutions de rechange possibles.
Cette page présente une décision de façon générale et ne constitue pas un avis juridique. Le droit et la jurisprudence évoluent, et l’issue d’un dossier dépend de ses faits précis. Pour évaluer votre situation, consultez un avocat.